Pernaut s’étonne qu’une opération de police vise le FN si près de la présidentielle

«On est à juste 60 jours du premier tour de l’élection présidentielle (…) et pourtant, ce matin, encore, une opération de police contre le front national»

«On est à juste 60 jours du premier tour de l’élection présidentielle donc, c’est imminent l’élection présidentielle et, pourtant, ce matin, encore une opération de police contre le front national», a dit Jean-Pierre Pernaut pendant  son journal télévisé du 22 Février

Le journaliste a fait ce commentaire sur les soucis judiciaire du FN entre un reportage sur la Dordogne qui échappe à l’épidémie de grippe aviaire et un sujet sur la hausse des dépôts sur les livrets A. Voici la citation in extenso:

«Un petit mot de politique à ce stade du journal. On est à juste 60 jours du premier tour de l’élection présidentielle donc, c’est imminent l’élection présidentielle et, pourtant, ce matin, encore une opération de police contre le front national. Le garde du corps et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen sont entendus par des policiers sous le régime de la garde à vue, nous dit une dépêche de l’AFP, dans le cadre de soupçons d’emplois fictifs au parlement européen. Madame Le Pen a aussitôt dénoncé une cabale politique.

Thierry Légier, garde du corps de Marine Le Pen, et Catherine Griset, sa cheffe de cabinet, étaient en effet  entendus mercredi matin par la Direction centrale de la police judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir occupé un emploi fictif au parlement européen. A l’issue de cette garde à vue, Catherine Griset a été mise en examen  pour recel d’abus de confiance.

Dans cette affaire Marine Le Pen devait être entendue mercredi mais elle a refusé de se rendre à la convocation des enquêteurs. L’avocate de la candidate a annoncé que Marine Le Pen «répondra à toute convocation après l’élection» présidentielle.

Le commentaire de Jean-Pierre Pernaut a été relevé sur Twitter par un compte qui soutient la candidature de Marine Le Pen, @avec_marine.

Le journaliste de TF1 est  régulièrement accusé     de faire le jeu des idées du Front National. En novembre dernier, en plein JT, il avait opposé   «sans-abri» et «migrants»   comme le font souvent les soutiens du Front national sur les réseaux sociaux.